Glossaire

Âge chronologique et âge corrigé

Apprentissage moteur

Cervelet : Structure rattachée au tronc cérébral et à la protubérance, centre important du contrôle du mouvement.

Contrôle moteur

Dyskinésie : La dyskinésie peut être faite de mouvements rapides de style chorée: ce sont des mouvements involontaires brusques qui interrompent un mouvement volontaire; surtout proximaux, au niveau des membres inférieurs, ils déséquilibrent la marche quand celle-ci est possible; ils mobilisent les membres supérieurs de façon incontrôlable; ils augmentent au cours du mouvement volontaire qu’ils viennent parasiter, ils diminuent pendant le sommeil; ils déforment la bouche, le visage, (faciès grimaçant), rendent parole et alimentation difficiles ou impossibles. Une des caractéristiques de ces dyskinésies est leur dépendance des circonstances extérieures, en particulier des états émotionnels, d’où l’impression fréquente de variabilité: au total, mouvements brusques, proximaux, chaotiques et imprévisibles. La dyskinésie peut être faite de mouvements lents, style athétose: ce sont des mouvements involontaires lents de reptation qui parasitent les postures de repos. Ils atteignent davantage les extrémités, mouvements lents de reptation des doigts, associés à des mouvements de prono-supination du poignet, donc plus distaux que les précédents. Ils sont typiques de l’ictère nucléaire, mais ils se voient aussi dans les formes avec lésions hypoxiques-ischémiques extrapyramidales étendues).

Faisceau pyramidal croisé : le fait qu’une partie des axones croisent la ligne médiane au niveau du bulbe explique pourquoi le cortex d’une partie du cerveau contrôle les mouvements de la partie opposée du corps.

Faisceau pyramidal direct : Le faisceau pyramidal est la voie motrice innervant la musculature du tronc et des membres. * Il est formé par les cylindraxes des motoneurones des 2/3 supérieurs de la FA et de son prolongement lobulaire para-central.
Il parcourt un trajet plus long jusqu’à l’extrémité distale de la moelle où il s’épuise. Les fibres incluses dans le centre ovale dessinent un éventail qui subit un début de torsion qui se poursuivra jusqu’au bras postérieur de la capsule interne, où elles se tassent derrière le faisceau géniculé. Les deux faisceaux traversent le mésencéphale, occupant la partie moyenne du pied du pédoncule cérébral, en avant du locus niger. 
La traversée du tamis de la réticulée protubérantielle entraîne la dissociation du faisceau en fascicules, suivie de sa reconstitution par tassement au niveau bulbaire dont il forme le relief pyramidal.
Le processus de décussation a lieu à la jonction bulbo-médullaire; la plus grande part des fibres croisent la ligne médiane en direction du cordon latéral de la moelle au sein duquel elles forment le tractus pyramidal croisé ou cortico-spinal latéral. En fin de parcours médullaire, les fibres établissent leurs synapses avec les motoneurones occupant la partie latérale de la corne antérieure de la moelle, les cylindraxes de ces derniers étant destinés à l’innervation de la musculature des membres.
 * Le reste des fibres qui n’ont pas croisé continuent le trajet ipsilatéral, gardent leur situation ventrale qu’elles occupaient dans la pyramide bulbaire et descendent dans le cordon antérieur de la moelle, longeant la fissure antérieure, formant ainsi le tractus pyramidal direct ou cortico-spinal antérieur qui s’épuise à la partie moyenne de la moelle thoracique. 
Toutefois, un contingent de ces fibres croisent la ligne médiane et font synapse avec les motoneurones occupant la moitié médiale de la corne antérieure controlatérale, assurant ainsi l’innervation des muscles axiaux, principalement ceux de la nuque et de l’épaule. Le contingent résiduel se comporte de même mais reste du côté homolatéral.

Faisceau tectospinal : les fibres naissent dans le tectum (ou toit de l’aqueduc de Sylvius), noyau mésencéphalique qui reçoit directement l’influx rétinien et se terminent dans la moelle épinière, impliqué dans les mouvements de la tête et du cou.

Faisceau vestibulospinal : prend naissance dans les noyaux vestibulaires du bulbe et se termine dans la moelle épinière, impliqué dans le contrôle du mouvement et de la posture.

Formation réticulée :  La formation réticulée (figure 1-2) est une structure très allongée, allant du mésencéphale au bulbe; c’est une zone étendue de substance grise disposée en mailles, avec quelques noyaux distincts. C’est un centre de régulation de l’activité de l’ensemble du système nerveux central (SNC): mouvement, état de conscience, veille-sommeil.

Hypotonie : diminution de résistance ressentie par l’examinateur lorsque celui-ci manipule lentement ou rapidement les membres au repos; entraîne une augmentation franche de l’amplitude des déplacements au niveau de chaque articulation, en comparaison avec les valeurs standards pour l’âge. L’hypotonie peut résulter d’un trouble périphérique ou central.

Inhibition réciproque : processus par lequel la contraction d’un ensemble de muscles est associée à la relaxation des muscles antagonistes.

Interneurone : tout neurone différent d’un neurone sensoriel ou moteur ; ce terme désigne aussi un neurone dont l’axone ne quitte pas la structure où il se trouve.

Motoneurone alpha : neurone moteur qui innerve les fibres extrafusales du muscle squelettique.

Motoneurone gamma: neurone moteur qui innerve les fibres intrafusales du muscle squelettique.

Muscle axial : muscle qui contrôle les mouvements du tronc et de l’axe du corps.

Oligodendrocyte : cellule gliale qui produit la myéline dans le système nerveux central.

Paralysie cérébrale

Proprioception :  sensibilité de muscles, des articulations et de la peau qui renseigne sur la position et le mouvement du corps.

Réflexes primaires

Dystonie : résultat d’une altération au niveau des mécanismes d’inhibition réciproque, peut exister seule en cas de lésions extrapyramidales isolées ; entraînent des anomalies de posture plus ou moins permanentes.

Rigidité : Elle est considérée comme liée à l’action prépondérante des noyaux vestibulaires, libérés des actions inhibitrices du cortex et de la partie supérieure de la réticulée. L’exagération permanente du tonus est sous le contrôle des stimuli sensoriels vestibulaires, le cerveau supérieur n’intervient plus, c’est la rigidité décérébrée. Elle peut rendre la mobilisation rapide impossible. La résistance perçue intéresse à la fois les muscles agonistes et les muscles antagonistes au niveau de l’articulation mobilisée. La rigidité résulte d’une section plus basse que la précédente, mésencéphalique (au niveau des tubercules quadrijumeaux), c’est un « syndrome extrapyramidal »).

Spasticité : La spasticité est liée à la levée de l’inhibition qu’exercent normalement les centres supérieurs sur la formation réticulée supérieure: celle-ci est alors libre d’exercer son action excitatrice sur le motoneurone. C’est la situation dite de « décortication » observée si la lésion cérébrale est limitée aux hémisphères cérébraux. Une contraction brutale déclenchée par mobilisation rapide d’un segment de membre représente un réflexe d’étirement excessif, alors que normalement les fuseaux se réajustent à la nouvelle longueur et permettent donc de poursuivre ce déplacement rapide. C’est donc l’hypersensibilité de l’arc monosynaptique médullaire qui représente l’anomalie fondamentale entraînant à la fois spasticité, hyperréflectivité et clonus, c’est un syndrome pyramidal.

Synapse : zone de contact et de transmission de l’information entre les neurones.

Thalamus : partie dorsale du diencéphale, relai sensitif, connecté au néocortex cérébral.

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